Dimanche, 22 Juillet 2018

Le Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition a écrit une lettre au MATAD à propos des élections législatives. 

Monsieur le Ministre,

Le 17 août 2011, vous avez reçu le Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition dans vos locaux.

 Cet acte a été vivement salué par les observateurs politiques comme un signe d’ouverture de la part du gouvernement.

 

Pour nous, cette date était supposée marquer le début d’un dialogue direct entre le gouvernement et le collectif que nous représentons. Lors de cette rencontre, vous avez manifesté votre volonté de nous rappeler dans des délais relativement courts afin d’entamer les discussions en profondeur sur les différents points soulevés par notre Mémorandum. Votre insistance sur la nécessité d’aller vite pour organiser les élections législatives dans le dernier trimestre 2011 nous avait rassurés.

Mais aujourd’hui, forces est de constater que près de trois semaines après notre rencontre, nous sommes toujours dans l’attente d’une réaction au Mémorandum qui vous a été soumis.

Les questions soulevées dans notre Mémorandum conditionnent la préparation des élections législatives ; et ne pas y apporter des solutions appropriées dans l’immédiat, Monsieur le Ministre, compromet dangereusement la tenue des élections cette année.

A cet effet, nous sommes informés de ce que le président de la CENI continue de travailler intensément aux préparatifs des dites élections en dehors toute concertation. Cette CENI ne répond plus à aucun critère d’indépendance ni dans sa composition, ni dans ses attributions nouvelles issues d’un protocole signé avec votre département sans concertation aucune avec les acteurs politiques. Ceci explique que la CENI figure au premier point de nos préoccupations dans le Mémorandum. Il nous parait urgent que nous nous mettions d’accord sur la nouvelle structure qui va nous permettre de réaliser nos objectifs communs pour aller à des élections apaisées.  

Malheureusement, selon les informations dignes de foi qui nous parviennent, le MATAP aurait déjà signé, en lieu et place de la CENI, et en toute illégalité, un accord avec une société dénommée SABARI à l’effet de confier à celle-ci la charge de procéder au recensement et la création d’un nouveau fichier avec des kits fournis par Way Mark, une société Sud Africaine. Les kits de cette société seraient configurés exclusivement pour une opération de recensement électoral et non pour une révision comme le prévoit le code électoral en son article 19. La société SABARI, une société inconnue et qui ne peut se prévaloir d’une expérience dans l’élaboration et la révision de fichier électoral aurait été choisie à cause de sa proximité avec le Rassemblement du Peuple de Guinée « RPG ».

Ce choix totalement arbitraire et en dehors de toute les procédures de passation de marché public en Guinée est inacceptable dans la mesure où la SAGEM qui a été désignée à la suite d’un appel d’offre international et avec l’accord de l’ensemble des acteurs politiques est une société dont les compétences sont mondialement reconnues pour avoir fait ses preuves dans de nombreux pays. C’est pourquoi, Monsieur le Ministre, le Collectif vous informe qu’il ne saurait accepter cette société choisie à son insu, de manière illégale et discrétionnaire en lieu et place de la SAGEM qui a élaboré le fichier initial.

Quant à l’argument invoqué par le gouvernement de délivrer les cartes d’identité conjointement aux cartes d’électeurs, il ressemble fort à une manœuvre dilatoire pour faire un recensement au lieu de la révision du fichier électoral. De plus, la délivrance des cartes d’identité est une opération qui pourrait durer des années, selon la société Way Mark qui aurait entrepris une telle opération au Rwanda pour une période excédant trois ans.

Le collectif tient à rappeler qu’au début de la transition, la majorité des partis politiques, y compris le RPG, avaient souhaité commencer par les élections législatives et terminer la transition par l’élection présidentielle avec le fichier existant qui avait, faut-il le rappeler, fait l’objet de consensus de la part des partis politiques ayant présenté des candidats.

De même, l’ensemble des partis politiques avaient souscrit à l’idée d’organiser six mois après l’élection présidentielle, des élections législatives pour finaliser la période transitoire.

Malheureusement, neuf mois après l’élection du nouveau Président de la République, aucun chronogramme n’a été encore établi pour la tenue des élections législatives. Compte tenu de tout ce qui précède, le Collectif demande la reprise immédiate du dialogue politique qui permettra de réunir les conditions nécessaires à la tenue des élections législatives libres, transparentes et crédibles, dans un climat apaisé.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre considération distinguée.

Pour le Collectif

Le Président de l’UFR

Sidya Touré              

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