Jeudi, 24 Mai 2018

LETTRE DE MISSION DE NFD « Nous nous battrons pour une Guinée unie, juste, démocratique et prospère »

"Le nouveau Parlement guinéen ouvrira sa première session ordinaire le 5 avril prochain.

J’entends incarner un type nouveau de député en menant un combat pour la promotion et le respect des valeurs républicaines et de démocratie, gages de progrès général de notre pays."La nouvelle législature doit marquer un tournant décisif dans la démocratie guinéenne.Le peuple guinéen a besoin d’un nouveau type de député, d’un élu qui se bat pour mettre fin à la mainmise de l’exécutif sur le Parlement, dont la majorité donne sans cesse dans le vote mécanique et où l’opposition est réduite à un rôle de figuration.Le peuple de Guinée aspire à une nouvelle forme de députation faite de rupture, éclairée par une vision pour le pays et résolument engagée pour le progrès général.Personne mieux que les députés ne peut rendre le Parlement fort et indépendant. Si le gouvernement a concurremment l’initiative de lois avec le parlement, ce sont les députés qui les transforment en lois. Il est temps qu’ils prennent conscience de leur force collective par delà les obédiences politiques et les clivages régionalistes.Je me battrai pour le renforcement du pouvoir législatif afin qu’il contrôle effectivement l’action du gouvernement et qu’il vote de bonne loi pour le pays. Je me battrai aussi pour le renforcement de l’autorité judiciaire et rendre effectifs la séparation et l’équilibre des pouvoirs républicains. Tout cela doit avoir pour effets une nette amélioration des conditions de vie des guinéens.Pour ma part, suivant l’orientation, les principes et la vision du parti Nouvelles Forces Démocratiques (NFD) dont je suis le Président, j’entends incarner ce député nouveau en mettant en avant le vote responsable. Tout en m’inscrivant dans la ligne de notre groupe parlementaire « les Libéraux Démocrates » dirigé par l’Union des Forces Démocratiques de Guinée, je compte travailler avec tous les députés qui aspirent à une Guinée meilleure.

 

Etant du bord libéral, je me battrai pour le renforcement du secteur privé, car il n'y a pas de développement sans revenus conséquents des populations et il n’y a pas de revenus conséquents sans un secteur privé dense, structuré, confiant et fort dans un contexte de liberté. Cependant, toutes les lois que je voterai devront obligatoirement tenir compte de la justice sociale.

Pour ce faire, je m’appuierai sur certains leviers institutionnels (I) pour dérouler des actions au tour de quelques axes principaux (II).

I- Mes moyens d’action:

Pendant les cinq (5) années à venir, je me servirai des 5 leviers suivants pour mener mon action parlementaire :

1. La proposition de loi

2. Le contrôle de l’action gouvernementale

3. La proposition de résolution

4. Le vote du budget

5. L’initiation de débats sur des sujets d’intérêt national.

II- Les principaux axes de mon action

En Guinée tous les secteurs sont des priorités, mais le réalisme n’autorise pas à aborder toutes les questions en même temps. Ainsi, pour la présente législature, en tant que député du peuple, mon action sera essentiellement orientée au tour des principaux axes suivants :

1- Pour les Guinéens de l’Etranger :

Les Guinéens de l’étranger forment d’importantes communautés sur les cinq continents. Leurs avoirs financiers, mis ensemble, sont considérables et ils ont une expertise dans tous les domaines. Ils ont assurément un rôle important à jouer dans le développement économique national et le renforcement de la démocratie dans notre pays. Je me battrai pour qu’un Haut Conseil des Guinéens de l’Etranger soit créé. Il constituera une interface entre le ministère de tutelle et les différentes communautés de la diaspora.

Une Banque Nationale de Développement doit aussi être créée, avec des filiales dans les États où ces communautés sont importantes, afin de favoriser la mobilisation de leurs épargnes et faciliter le rapatriement de leurs fonds.Les Guinéens de l’étranger devront être recensés exhaustivement afin de permettre leur insertion dans le fichier électoral et leur participation massive aux élections nationales.J’initierai une loi pour la députation des Guinéens vivant à l’Etranger à la prochaine législature. Comme en France, un certain nombre de sièges devra leur être réservé à l’Assemblée Nationale, par exemple un ou deux par continent, selon l’importance de leurs communautés.

2- Pour le renforcement du secteur judiciaire:

Je me battrai pour que la justice soit réellement indépendante, mais aussi pour que le justiciable ne soit pas victime d’une cabale judiciaire, dont des magistrats indélicats peuvent être complices. Le Conseil Supérieur de la Magistrature doit pouvoir tancer, suspendre voire révoquer un magistrat qui monnaye ses réquisitoires ou ses jugements.Le statut particulier des magistrats doit effectivement être mis en œuvre pour permettre aux magistrats de faire correctement leur travail en vue de garantir une sécurité judiciaire et physique à l’ensemble des guinéens et étrangers. Cela pourrait aussi favoriser des investissements importants nationaux et étrangers sans lesquels on ne pourrait parler de création massive d’emplois ou de développement économique.

3- Pour la réconciliation nationale, la réhabilitation des victimes de la violence politique et leur indemnisation matérielle et financière:

Les Guinéens sont plus que jamais divisés par des clivages politico-ethniques, auxquels s’ajoutent les rancœurs du passé. Je suis persuadé que la réconciliation nationale, dont parlent les dirigeants sans conviction, est absolument nécessaire pour resserrer la trame sociale guinéenne. Aussi, je me battrai pour une réhabilitation officielle et solennelle de toutes les victimes de l’intolérance politique depuis l’indépendance. Cette réhabilitation devra être assortie d’une indemnisation matérielle et financière conséquente à faire prévoir par le budget de l’État.Une commission d’enquête parlementaire devra être mise en place pour tenter de localiser tous les charniers du régime révolutionnaire, de la purge du 4 juillet 1985 et du massacre du 28 septembre 2009. Ces différents charniers doivent restituer les corps de milliers de disparus, victimes de crimes politiques collectifs, afin qu’ils puissent enfin obtenir une sépulture décente pour que les familles fassent enfin leurs deuils.Toute personne voulant garder l’anonymat ayant des informations sur ces charniers pourra me les communiquer par un appel ou un mail anonyme à mes contacts.En plus, les victimes ou leurs familles ayant subi des préjudices matériels par la faute de l’Etat doivent recevoir une juste indemnisation matérielle et ou financière. Elles sont nombreuses depuis 1958 jusqu’à nos jours : les victimes du camp Boiro et du régime révolutionnaire, les victimes du 4 juillet 1985, les victimes de Kaporo Rails, les victimes de janvier et février 2007, les victimes du 28 septembre 2009, les victimes en Guinée Forestière, les victimes de Ratoma, les victimes des déguerpissements actuels de Dapompa à Coyah, les commerçants et particuliers dont les commerces et maisons ont été détruits…

C’est seulement à ce prix que les plaies vont se refermer et les haines se dissiper. Ainsi, la Guinée pourra construire son avenir, unie et solidaire.

4- Pour le renforcement du secteur de l’éducation:

Les très mauvaises conditions de travail et de vie des enseignants et le faible niveau de certains d’entre eux les mettent dans une situation de rendement très faible. En plus, le déficit du personnel enseignant, d’infrastructures et d’équipements scolaires et universitaires, l’inadéquation entre formation et emploi, la faiblesse de la formation professionnelle, la faiblesse de la recherche scientifique… expliquent notre enseignement au rabais et la faible qualification de nos ressources humaines. Cela compromet dangereusement l’avenir de la Guinée.La mise en œuvre du statut particulier de l’enseignement devra donc être parachevée avant la fin de la présente législature.En réalité, l’éducation civique et morale, la qualification des femmes et des hommes, le développement économique et social et le bien-être général se tiennent.En 2014, le budget national ne consacre que 11,67 % au secteur de l’Éducation. Vu les défis et les enjeux majeurs de ce secteur extrêmement stratégique, je me battrai pour que 35 % du budget national soient affectés au secteur de l'éducation.

5- Pour l’amélioration du secteur de la santé et de l’hygiène publique:

Le budget national de 2014 n’alloue que 2,74 % au secteur de la Santé et de l’Hygiène publique. Cela dénote à suffisance le manque de considération des citoyens par les gouvernants qui eux, ont la possibilité de se soigner à l’étranger avec leurs familles. Combien de femmes meurent en donnant la vie ? Combien de guinéens meurent par manque de soins primaires ? Dans chaque préfecture ou commune urbaine, il doit y avoir un grand hôpital, dans chaque sous préfecture, il doit exister un Centre de Santé, dans chaque village on doit y trouver un dispensaire, tous bien équipés, animés par des médecins, pharmaciens, infirmiers et agents de santé compétents et bien rémunérés.Tout guinéen malade doit bénéficier d’un traitement même s’il ne peut pas payer. L’Etat qui gère les ressources du pays et les riches doivent payer pour lui.

6- Pour le développement du secteur agricole et de l’élevage:

L’agriculture et l’élevage sont des secteurs porteurs de croissance de par leur capacité de création d’emplois et leur contribution à l’économie nationale.Le gap céréalier annuel demeure important. Près de 300 000 tonnes de riz sont importées chaque année. Plus d’un demi-siècle d’indépendance n’ont pas suffi à la Guinée pour atteindre l’autosuffisance alimentaire, malgré son exceptionnel potentiel agricole et une pléthore de ressources humaines en agronomie. Je me battrai pour que les campagnes agricoles soient désormais menées avec la participation des groupements paysans et des experts à toutes les étapes. Le gouvernement doit les associer aux prises de décisions et prendre en compte leurs besoins.Les précédentes campagnes agricoles ont péché par amateurisme et par improvisation. La fourniture d’intrants aux groupements paysans ne suffit pas pour réussir une campagne agricole. Il faut au préalable que les besoins soient correctement inventoriés et l’existence d’outils appropriés. Et ensuite, on doit procéder à une étude pédologique rigoureuse puis à l’aménagement des terres et à la maîtrise de l’eau.Le Président de la République avait parlé de surfacturation des prix des intrants à l’importation. Cette malversation et les voyages inutiles des ministres entre la capitale, les hôtels et les champs disséminés à travers le pays grèvent inutilement le budget alloué chaque année à la campagne agricole.Je me battrai donc pour que la capacité de production des campagnes agricoles soit optimisée. Le Parlement doit contrôler la gestion des ressources affectées à ces campagnes. Il faut la transparence à toutes les étapes.La loi de finance 2014 n’affecte que 6,01 % au développement rural. Ce qui est nettement insuffisant. Je me battrai pour qu’un budget conséquent soit alloué à ce secteur stratégique qui réunit la majorité des guinéens. Cet effort vise aussi à freiner l’exode rural et ses graves conséquences.

7- Pour le développement du secteur minier:

Le nouveau Code Minier fait obligation au gouvernement de publier tous les contrats miniers. Mais il s’y refuse, comme s'il n'avait pas intérêt à ce que certaines clauses soient révélées au grand jour. Ces contrats doivent être transparents car ils concernent un patrimoine commun sur lequel repose l’espoir d’un développement économique pour chacun et pour tous.Je me battrai donc pour que tous les contrats miniers soient publiés. Ceux-ci doivent être bénéfiques à la fois pour l'État guinéen, qui apporte le sous-sol, mais aussi pour les investisseurs étrangers, qui apportent le capital et le savoir-faire. Le Code Minier devra donc être révisé à nouveau en tenant compte, autant que faire se peut, des suggestions des compagnies minières intéressées à investir dans le pays.Notre pays a beau être qualifié de scandale géologique, les grandes compagnies minières s’en détourneront si on tient à appliquer un code minier conçu comme un épouvantail. Au contraire, l’abondance des ressources minières guinéennes devrait inciter l’État à créer des mesures attractives des compagnies minières, pourvu qu’elles puissent mettre en valeur, dans la logique gagnant-gagnant, cette formidable richesse potentielle. Une exploitation efficace et rationnelle des ressources minières du pays apportera la croissance et la création de centaines de milliers d’emplois directs et indirects.Je me battrai pour que les compagnies minières respectent toutes leurs obligations contractuelles, et notamment les normes environnementales.

8- Pour le développement du secteur de la Culture, des Arts et des Sports:

Je me battrai pour une plus grande promotion des arts, de la culture et des sports. Notre pays a brillé jadis dans ces secteurs, mais il a connu un déclin sur les trois dernières décennies. La renaissance des arts, de la culture et des sports guinéens passe par une valorisation de leurs professionnels. Ce sont des métiers comme les autres et ils sont censés apporter un prestige au pays. Par conséquent, ils doivent être davantage appuyés par l’État et les ministères de tutelle doivent avoir les moyens de leur politique.Tous les professionnels des Arts, de la Culture et des Sports doivent vivre décemment de leur travail et contribuer au rayonnement et au développement socio économique du pays. Ils contribuent à l’éducation du peuple par la promotion des valeurs nationales. Les anciennes célébrités de ces secteurs méritent la reconnaissance de la République et doivent bénéficier de tous les honneurs et avantages matériels et financiers pour bien vivre.Tous les bâtiments publics doivent porter un fronton pour symboliser une valeur culturelle de la Guinée comme par exemple « le Nimba ».Dans chaque commune de la Guinée, il doit y avoir des bibliothèques publiques et des espaces et édifices publics aménagés pour la pratique de sports individuels et collectifs et des loisirs sains pour tous les âges. Cela permettra d’avoir des « esprits sains dans des corps sains ».Le Bureau Guinéen des Droits d’Auteurs (BGDA) doit être appuyé pour assurer la promotion des femmes et des hommes du secteur des Arts et de la Culture.Je me battrai pour l’institutionnalisation d’un prix national pour « le meilleur jeune écrivain de l’année ».

9- Pour la responsabilisation accrue des jeunes:

Mon action parlementaire concernera aussi l’instauration et l’application d’un quota minimum de 30 % pour les jeunes âgés de quarante (40) ans au plus, et les femmes aux postes de décision dans l’administration publique. Ces deux catégories sociales forment la grande majorité de la population guinéenne. Elles regorgent de compétences et de talents dans tous les domaines et doivent être davantage promues aux postes publics importants.En outre, concernant les candidatures aux élections législatives et communales, je me battrai pour l’amendement de l’aliéna 2 de l’article 129 du Code électoral qui stipule que « Sur ces listes, au moins, un quota de 30 % est réservé aux femmes », pour l’élargir aux jeunes de 40 ans au plus.

10- Pour le renforcement de la société civile et la bonne gouvernance:

La société civile doit être renforcée pour bien jouer son rôle de veille, de conseil, d’accompagnement et de contre pouvoir. Sans une société civile forte et responsable, la gouvernance sera toujours plombée par l’irresponsabilité et les combines de certains gouvernants et politiciens. Le budget national doit comporter un fonds d’appui à la société civile.La presse étant reconnue comme le quatrième pouvoir, cette corporation devra être valorisée par l’application de la Charte de Chicago. Celle-ci stipule qu’un journaliste doit être rémunéré en fonction de son rôle social important et de manière à garantir son indépendance. Les journalistes jouent un rôle déterminant pour l’instauration de la démocratie, de l’Etat de droit et de la bonne gouvernance.Je me battrai pour que le montant actuel de la subvention accordée aux médias privés soit triplé au moins.J’initierai des lois pour un meilleur traitement des journalistes des médias privés et ceux de l’Etat. A cet effet, un salaire minimum de deux millions (2. 000. 000) de francs guinéens, indexé au coût de la vie et un contrat à durée indéterminée devront leur être accordés obligatoirement après un stage de six mois au maximum dans un organe.Par ailleurs, pour lutter contre la corruption et la dilapidation d’argent public dans les passations de marchés, je me battrai pour que le nouveau Code des Marchés Publics soit enfin appliqué.Selon les partenaires techniques et financiers, sous le régime actuel, 60 % des marchés publics sont attribués de gré à gré et 80 % de l’enveloppe globale des marchés publics sont négociés de gré à gré. Cette réalité est un indicateur certain de mauvaise gouvernance et de corruption massive. Si la traçabilité des procédures n’est pas parfaite dans la passation des marchés publics, les ressources financières de l'État pourront être détournées en toute impunité et les résultats attendus de ces marchés échapperont à tout contrôle en termes d’effectivité et d'efficacité.Le budget de l’État doit être publié sur le site de l’Assemblée Nationale. Son exécution doit être soumise à des audits internes et externes périodiques et transparents. Et les résultats de ces audits doivent être publiés.L'application du nouveau Code des Marchés Publics doit être accompagnée par la création d’une Agence des Marchés Publics chargée de veiller au strict respect des procédures de passation.Concernant les finances publiques et les ressources de l'État, je me battrai pour un contrôle accru de leur gestion par la société civile en amenant les pouvoirs publics à rendre disponible l’information sans aucune entrave. La transparence financière et, par conséquent, la discipline financière n’est possible qu’à travers un contrôle citoyen fondé en loi.Je me battrai pour le respect de la loi par les pouvoirs publics et notamment l’application effective de l’article 36 de la Constitution qui fait obligation au Président de la République, aux Ministres, au Président de l’Assemblée Nationale, aux premiers responsables des Institutions constitutionnelles, au Gouverneur de la Banque Centrale et aux responsables des régies financières de l’Etat de déclarer leurs biens.Mon action parlementaire concernera aussi la simplification des procédures de transactions commerciales et l’application effective du guichet unique de la douane. On doit le rendre opérationnel pour fluidifier les transactions commerciales et éviter ainsi aux commerçants des pertes de temps pénalisantes pour eux et pour l’économie nationale. Je m’appliquerai à mettre fin à la discrimination au cordon douanier.

Conclusion

Je me battrai pour que l’humiliation et la torture soient abolies dans les pratiques des forces de défense et de sécurité. Les interpellations ne doivent plus être arbitraires ni se faire en violant les droits de l’homme.

Je me battrai pour le renforcement de la capacité d’intervention des forces de l’ordre en vue d’assurer la sécurité de tous ceux qui vivent en Guinée.

Je me battrai pour que finisse l’impunité, qui constitue le lit de tous nos maux en Guinée.

Je me battrai pour un véritable audit du secteur d’électricité qui peine à prendre son élan et qui engloutit beaucoup de fonds sans résultats plausibles. Ce secteur est stratégique à tout point de vue et doit bénéficier de beaucoup d’efforts du gouvernement.Les handicapés et les marginalisés sont des citoyens à part entière. Je me battrai pour que les pouvoirs publics leur accordent plus d’attention et œuvrent pour leur pleine insertion sociale.

Enfin, je me battrai pour que les trois mots de la devise nationale, « travail, justice, solidarité », ne soient plus de vains mots mais une réalité dans notre pays.

Je souhaite être interpellé, critiqué et conseillé par tout le monde pour faire un bon travail parlementaire dans l’intérêt supérieur des Guinéens pour lesquels NFD exprime toute sa disponibilité et tout son amour.Ces grandes lignes seront développées, enrichies et formulées en action. Pour la mise en œuvre de notre rêve pour la Guinée, je sollicite vos prières, votre soutien et votre participation.

Que Dieu bénisse la Guinée !

Conakry, le 28 Février 2014.

Mamadou Mouctar DIALLO

Député à l’Assemblée Nationale de Guinée.

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