Jeudi, 24 Mai 2018

Incarcération du vice président des NFD, Etienne Soropogui : ses avocats demandent sa libération provisoire

Parmi les nombreux militants pacifistes illégalement arrêtés lors des manifestations pacifistes

organisées par le collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition le 27 Septembre dernier, figure le vice président des NFD (Nouvelles forces Démocratiques, NFD) Etienne Soropogui.

Illégalement détenu, les avocats de la défense dénoncent les conditions d'arrestation et le retard accusé pour la comparution d'Étienne Soropogui devant l'audience du tribunal en violation des règles et procédures. C’est dans ce sens qu’ils ont adressé une lettre au procureur de la République pour lui demander une libération provisoire de leur client.

Nous vous livrons l’intégralité de cette lettre :

« Monsieur le procureur, notre client a été arrêté dans la matinée du 27 septembre 2011 dans des conditions incompréhensibles ce, après avoir été sérieusement molesté et violenté. Suite à cette arrestation, il a été conduit devant vous le 30 septembre et une procédure de flagrant délit a été ouverte en son encontre. Depuis cette date, il est placé sous mandat de dépôt et détenu à la Maison Centrale de Conakry.

Comme vous pouvez le constater, il y a douze (12) jours qu’il est sous mandat de dépôt sans être traduit à l’audience de votre tribunal ce, en violation flagrante des articles 386 et 387 al 1er du code de procédure pénale, lesquels disposent respectivement en son article 386 : " L’individu arrêté en flagrant délit et déféré devant le procureur de la République, conformément à l’article 69 du présent code, est, s’il a été placé sous mandat de dépôt, traduit sur le champ à l’audience du tribunal " .

Et l'article 386 renchérit, si ce jour là il n’est point tenu d’audience, le prévenu est déféré à l’audience du lendemain, le tribunal étant au besoin, spécialement réuni… »

Par conséquent, il vous plaira d’ordonner la mise en liberté provisoire de notre client en attendant qu’il soit traduit à l’audience de votre tribunal conformément à l’article 390 du code de procédure pénale aux termes duquel : « Si l’affaire n’est pas en état de jugement, le tribunal ordonne le renvoi à l’une des plus prochaines audiences pour les amples informations et, s’il y a lieu, met le prévenu en liberté provisoire, avec ou sans caution » ;

Le collectif des avocats rappelle que la détention provisoire n’est qu’une mesure exceptionnelle qui ne doit être ordonnée que dans les cas spécifiés à l’article 142 du code de procédure pénale. En l’espèce, il s’agit d’un flagrant délit et de ce fait, tous les éléments de l’infraction sont supposés être appréhendés et disponibles, autrement dit, le dossier est censé être en état d’être jugé.

Il s’en suit dès lors que la mise en liberté provisoire de notre client ne peut en aucune manière entraver la bonne marche du procès.

C’est pour toutes ces raisons que nous sollicitons très respectueusement qu’il vous plaise, ordonner la mise en liberté provisoire de Monsieur Étienne Soropogui en attendant qu’il soit à l’audience de votre tribunal avec l’engagement qu’il répondra à toutes les réquisitions de votre parquet. Comptant sur votre esprit d’humanisme doublé de légaliste, veuillez croire, Monsieur le Procureur, à l’expression de nos sentiments respectueux », conclut le collectif de la défense dans cette lettre.

Tous les regards sont désormais rivés vers l’attitude que va adopter le procureur, à lui de constater les vices de procédures et relaxer Etienne Soropogui ou faire la sourde oreille en prouvant le musellement de la justice Guinéenne par le nouveau dictateur subsaharien Alpha Condé.

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